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Insectes volants

Frelons

Pouvant atteindre jusqu’à 4 cm de longueur, les frelons sont les plus grands insectes eusociaux. Les frelons se distinguent des autres vespidés par la largeur plus importante de leur vertex (partie de la tête derrière les yeux) et par leur gastre arrondi (la section de l’abdomen juste derrière la « taille de guêpe »). Selon une idée reçue, le frelon serait, parmi les hyménoptères, celui dont la piqûre est la plus dangereuse. Cette affirmation est le plus souvent fausse : une piqûre de frelon n’est généralement pas plus dangereuse qu’une piqûre de guêpe ou d’abeille. De plus, le frelon est assez pacifique et n’attaquerait qu’en dernier recours, surtout aux environs de son nid lorsqu’il sent celui-ci attaqué. Néanmoins la piqûre est particulièrement douloureuse à cause d’un taux plus important d’acétylcholine et certaines espèces non-européennes comme la Vespa mandarinia japonica font toutefois bel et bien partie des insectes au venin le plus virulent et mortel.

Répartition et habitat

Toutes les espèces de frelons sont présentes en Asie. L’Asie du Sud-Est regroupe même l’ensemble des espèces à l’exception de Vespa crabro. En revanche, l’étendue des aires de répartition peut être très variable. Certaines espèces sont endémiques, comme Vespa luctuosa et Vespa philippinensis aux Philippines ou Vespa fervida sur les îles de la Sonde(Indonésie). D’autres se sont répandus sur plusieurs continents, comme Vespa orientalis présent aussi en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient. L’aire la plus importante revient à Vespa crabro, présent sur quatre continents : Europe, Asie, Afrique et Amérique. Plusieurs introductions d’espèces non indigènes sur de nouveaux territoires ont été constatées : Vespa crabro etVespa simillima au Canada, Vespa orientalis à Madagascar, Vespa velutina au Yémen et en 2005 en France.

Guêpes

Caractéristiques générales des guêpes

D’une longueur variant habituellement de 10 à 19 millimètres, les guêpes ont une morphologie de base proche de celle des abeilles et des fourmis sexuées : une tête notamment dotée de mandibules et d’une paire d’antennes, d’une paire d’yeux composés et de trois ocelles infrarouges, un thorax sur lequel sont fixées six pattes et quatre ailes membraneuses, enfin l’abdomen arborant des couleurs vives avec à son extrémité un aiguillon relié à une glande à venin. Cependant, certains insectes nommés guêpes (Guêpes à galles, Guêpe parasitoïdes) ont un ovipositeur allongé et fin à la place de ce dard et ne possèdent guère de venin.

Piqûre de guêpe

Gonflement, deux jours après la piqûre d’une guêpe sur un humain allergique. La piqûre de ces insectes a pour but d’injecter du venin à leur victime pour se défendre ou pour défendre leur nid, ou bien pour la neutraliser lorsqu’ils chassent. Le venin de guêpe est un mélange complexe de composés chimiques (enzymes, protéines et aminesbiogènes) différent de celui des abeilles, frelons ou polistes.

Chez les guêpes, l’aiguillon est lisse L’aiguillon de la guêpe n’est pas équipé de harpon, de ce fait elle ne laisse pas son dard fiché dans la piqûre. Elle peut donc agresser sa victime à volonté, plusieurs fois de suite, sans crainte d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon.

Selon les individus, l’effet peut être bénin ou grave, en fonction du nombre de piqûres et du fait de la présence de substances sensibilisantes dans la composition du venin, mais seuls 2 % des humains sont mis en danger par une seule piqûre de cet animal. Une guêpe injecte environ de deux à dix microgrammes de venin, donc une vingtaine de guêpes peuvent envoyer un humain adulte à l’hôpital ou même tuer un chien de 5 kg. Les personnes n’auront la plupart du temps qu’une rougeur localisée, un œdème qui peut être très douloureux et quelques démangeaisons. En fonction de la zone touchée (yeux, bouche…), en cas de piqûres très nombreuses ou sur un petit animal, ou bien encore en cas d’aggravation et de symptômes d’allergie, il convient de prendre d’urgence un avis médical. En général, il suffit pour un mammifère moyen ou un humain de ne pas paniquer, et si possible de désinfecter l’endroit. Pour limiter l’inflammation, les moyens naturels dont l’efficacité est généralement admise consistent à approcher la plaie d’une source de chaleur pour atténuer l’effet du venin, puis la refroidir avec de l’alcool médical ou de la glace pour atténuer la douleur. L’acidité du vinaigre ou du citron diminue aussi l’action du venin alcalin de la guêpe.

Différencier une guêpe d’une abeille

La coloration jaune et noire n’est pas un caractère fiable pour distinguer les guêpes des abeilles. On dit couramment que la guêpe est jaune vif rayé de noir alors que l’abeille est plus brune (sauf l’abeille charpentière qui, elle, est toute noire), mais cela est très réducteur puisque certaines abeilles solitaires présentent une livrée jaune et noire (notamment celles des genres Nomada et celles de la tribu des Anthidiini). Par ailleurs, cette même robe bicolore ne se retrouve que chez les guêpes sociales (tribus des Vespini et Polistini) ainsi que chez les guêpes solitaires appartenant aux Eumeninae, mais chez les guêpes au sens large, il existe de très nombreuses espèces ne comportant aucune tache jaune.

Morphologie

  • L’abdomen et le corps de la guêpe sont très distincts, fins et peu poilus. Les abeilles, à l’inverse, sont plus compactes et poilues.
  • L’abeille domestique possède au niveau de ses articles de la paire de pattes postérieures un article modifié appelé corbeille qui lui permet de transporter le pollen récolté, ce qui n’est pas le cas chez la guêpe. Cependant, les organes de transport du pollen peuvent être placés différemment chez d’autres espèces d’abeilles, tandis que les abeilles mâles ainsi que les nombreuses espèces parasites ne récoltent pas de pollen, à l’instar des guêpes.
  • La guêpe garde son dard et reste en vie quand elle pique alors que l’abeille perd son dard et meurt. Cela ne concerne que l’Abeille domestique (une seule espèce) dont le dard est muni d’une sorte d’hameçon à son extrémité, mais ça n’est pas valable pour les espèces solitaires.

Alimentation

L’abeille se nourrit de nectar. La guêpe se nourrit de sucre, de fruits en décomposition et parfois de miel provenant des ruches. Pour nourrir les larves, la grande majorité des espèces de guêpes doit chasser d’autres insectes qu’elles coupent en petits morceaux (certaines pondent directement sur le corps de la proie piquée puis stockée dans le nid). Après avoir mastiqué ces morceaux de viande, elles les servent à leurs larves. Les guêpes ne produisent pas de miel, à l’exception des guêpes mellifères. Ces dernières qui forment la sous-famille des Masarinae sont les seules à ne pas nourrir leurs larves de matières d’origine animale.

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