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Rats bruns, Surmulots, Rats d’égout

Le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) est une espèce de rats. C’est un rongeur trapu de la famille desMuridae. Il a un corps long d’environ 25 cm et une queue d’à peu près la même taille. Adulte, il pèse environ 300 g. Il est donc plus grand et plus lourd que son proche parent le rat noir (Rattus rattus).

Il est appelé rat brun, surmulot ou rat surmulot, rat d’égout, rat de Norvège ou encore rat gris pour le distinguer du rat noir.

Originaire du Japon, du nord de la Chine et de l’est de la Russie, il s’est répandu à travers l’Europe dés le IXème siècle, à l’occasion des incursions vikings dont il infestait les drakkars (d’où son nom norvegicus). Le surmulot est aujourd’hui présent sur tous les continents, excepté l’Antarctique. Il vit au contact des humains et plus particulièrement dans les espaces urbains équipés d’égouts. C’est un animal nocturne, omnivore à tendance carnivore qui se nourrit des déchets des citadins. L’essentiel des surmulots nichent dans les égouts, qui leur offrent un abri dépourvu de prédateurs et des opportunités de nidification,d’où le nom de « rat d’égout ». Grégaire, le rat brun vit la plupart du temps en groupe très hiérarchisé.

Extrêmement prolifique, cette espèce est connue comme vecteur possible de nombreuses maladies, ce qui fait considérer le rat brun comme un animal nuisible et potentiellement invasif, au même titre que plusieurs autres espèces de rats. Toutefois, ce rat intelligent, sociable et facile à apprivoiser, est également l’espèce souche du rat domestiqued’élevage. Utilisé principalement en expérimentation comme animal de laboratoire et organisme modèle, c’est aussi unanimal de compagnie dont le succès va croissant.

Écologie et comportement

Alimentation

Le rat brun est omnivore opportuniste. Il se nourrit de tout ce qu’il parvient à dérober à d’autres animaux. Un rat mange et boit journalièrement l’équivalent de 10 % de son poids4. Les préférences alimentaires du rat brun sont proches du chat, puisqu’il préfère la viande aux fruits et céréales, bien que selon les circonstances il puisse ne consommer que des céréales. La disponibilité de la nourriture influence ce qui est consommé par les rats. Dans les milieux urbains, le rat s’alimente surtout de déchets domestiques et de réserves de nourriture alors que dans les milieux ruraux, il s’alimente surtout dans les récoltes emmagasinées et parfois de matière animale.

Le rat brun se montre extrêmement prudent lorsqu’il découvre toute nouvelle nourriture. Il peut parfois attendre plusieurs jours avant de goûter un aliment qu’il ne reconnaît pas, et il peut alors n’en consommer qu’une petite quantité pour évaluer les effets de cet aliment inconnu. Des expériences montrent d’ailleurs que le rat a la capacité d’apprendre à associer les goûts avec les conséquences qui lui sont liés, même lorsqu’elles se manifestent plusieurs heures après l’ingestion.

Santé

Les rats sauvages peuvent transmettre, comme d’autres animaux, de nombreuses maladies à l’Homme : peste, salmonellose,leptospirose aussi appelée « maladie du rat », typhus murin, sodoku, fièvres, rages, trichinose…

Le rat sauvage est encore de nos jours un vecteur potentiel de la peste toutefois, dans les pays occidentaux, il peut surtout transmettre la leptospirose.

En 1894, Alexandre Yersin et Shibasabura Kitasao découvrent que la source de la peste est la bactérie Yersinia Pestis. Trois ans plus tard, on découvre que c’est une puce des rats, Xenopsylla cheopsis, qui est à l’origine de la contagionb 3. Le rat n’est donc pas directement l’agent transmetteur de la peste mais ce sont les puces que portent les rats malades qui contaminent les hommes à leur tour, lorsqu’elles les piquent. La peste toucha régulièrement l’Europe jusqu’en 1722 et jusqu’en 1771 pourMoscou alors que le rat brun n’est arrivé en Europe que vers 1750. Lors des grands épisodes de peste en Europe, le principal hôte de ces puces était d’ailleurs le Rat noir (Rattus rattus) et le Rat brun (Rattus norvegicus) n’était pas encore là notamment durant la peste noire.

Habitat

Le rat brun est abondant dans les villes et dans les agglomérations rurales, les populations de rats se dispersent parfois en été dans les champs environnants, mais la plupart des individus reviennent s’abriter dans les bâtiments durant l’hiver. Il vit essentiellement dans des lieux humides pour lesquels il a une prédilection ; il creuse des terriers et des galeries dans les sous-sols des bâtiments et aux abords des habitations, et fréquente les égouts. Le rat brun préfère rester près du sol. Il garnit son nid de débris végétaux et autres éléments de récupération. La sécurité du nid est garantie par l’aménagement de plusieurs issues de sortie afin de permettre au rat une fuite plus aisée. Le rat vit principalement dans les villes mais il peut également vivre dans des forêts ou dans des zones agricoles.

Le rat comme nuisible

Le caractère éventuellement nuisible du rat brun pour l’homme provient des dégâts qu’il cause (aux greniers pour un grain dévoré, 10 à 15 grains sont souillés et rendus inconsommables, les fils électriques sont parfois rongés par les rats…) et par les maladies qu’ils contribuent à propager (peste, leptospirose, salmonellose…). De même, du fait de son introduction (avec le rat noir et le rat polynésien) dans 82 % des archipels mondiaux et au vu de son caractère invasif, le rattus norvegicus occasionne de nombreux bouleversements dans les écosystèmes insulaires et contribue également à l’éradication de certaines espèces animales.

D’un autre côté, bien que considéré par l’homme comme nuisible, les rats d’égout jouent un rôle important dans le traitement des déchets humains. Sans les rats, les égouts et canalisations seraient en permanence bouchés. À Paris, les rats dévorent ainsi près de 800 tonnes d’ordures par jour50,51.

Dans certaines grandes villes d’Asie, on compte pour un habitant 10 rats. En France métropolitaine, on compte un rat pour un habitant. Après dix ans de dératisation à Budapest on compte un rat pour 400 habitants.

Dans la législation française, le rat ne fait pas partie de la liste d’espèces susceptibles d’être classés nuisibles ; il fait cependant parties des espèces invasives. Le député Patrick Roy a interpelé en 2006 le ministère de l’écologie, s’étonnant de l’absence dans cette liste du rat d’égoût (rattus norvegicus) qui d’après lui est bien plus nuisible que le putois (Mustela putorius putorius), qui, lui, pourtant figure sur cette liste52. Le ministère de l’écologie a répondu en résumé que légalement « les taupes,campagnols, rats et souris ne sont pas du gibier » et que par conséquent ils n’ont pas de statut juridique particulier. Chacune de ces espèces peut donc « faire l’objet de mesures de lutte pour prévenir les dégâts dont elle est à l’origine sans encadrement réglementaire particulier » à condition toutefois que ce soit des « méthodes de lutte sélectives, proportionnées aux dégâts commis et ne constituant pas des mauvais traitements ou actes de cruauté ».

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